
Carnet de séjour
Publié le 30.04.2026

Sommaire
Alors que les jours s’allongent et que les températures remontent, les névés disparaissent, laissant petit à petit réapparaître les alpages. Les oiseaux se remettent à chanter tôt le matin, et les fleurs les plus précoces se montrent dès le mois de février. Les Alpes Vaudoises regroupent des paysages riches et variés, chacun abritant des espèces spécifiques et emblématiques du printemps. Entre les épicéas et les sapins aux aiguilles vertes, les saules s’ornent de leurs petits chatons duveteux et les magnolias s’embellissent de leurs grandes fleurs roses et blanches. Plus haut en altitude, les reliefs offrent un contraste saisissant entre alpages fleuris et dernières plaques de neige. Nous vous emmenons à la découverte de nos balades de printemps les plus fleuries, pour vivre une saison infiniment printanière.
Les Alpes Vaudoises englobent de nombreux terrains à différentes altitudes, chacun avec son propre rythme et ses exigences. Avant de vous engager sur un sentier, pensez à bien vérifier la météo et les conditions d’accès, notamment au niveau de l’enneigement. Certains itinéraires peuvent être fermés le temps que les derniers névés disparaissent, ou que les services compétents puissent sécuriser les sentiers. N’hésitez pas à vous rapprocher de nos Offices du Tourisme pour obtenir tous les renseignements nécessaires, et profiter en toute sérénité de votre observation des fleurs du printemps. Pensez aussi à les préserver : admirez-les sans modération, mais ne les cueillez pas.
Les rues du charmant village médiéval d’Aigle sont le théâtre d’un des plus beaux phénomènes du printemps : la floraison des arbres. Les cerisiers et les magnolias colorent le paysage avec leurs fleurs roses et blanches généreuses. Le magnolia fleurit généralement entre mars et juin, mais ses fleurs sont fragiles et peuvent tomber tôt dans la saison. Quant au cerisier, il se pare de fleurs entre fin mars et fin avril, mais la floraison est éphémère et ne dure qu’une dizaine de jours.
S’il est aussi possible de se laisser flâner au rythme des arbres dispersés entre le château et la gare, il existe également des balades, telles que la balade des arbres remarquables, qui vous emmènent à la découverte des nombreux feuillus et conifères que compte Aigle.

Le quartier du Cloître et ses cerisiers © Marcellin Piguet
Dans la vallée des Ormonts, les forêts commencent à retrouver des taches de jaune et de vert, signe que les arbres feuillus retrouvent leur parure de feuilles. Les champs sont à nouveau accessibles et l’herbe reprend sa couleur verdoyante : on y aperçoit de temps en temps des chamois, qui broutent paisiblement.
Au sol, le vert foncé est tacheté de bouquets de jaune : les jonquilles fleurissent en bouquet, de février à avril, et marquent la fin de l’hiver. En plus de leur couleur éclatante, elles répandent un doux parfum pendant deux à trois semaines. Vous pourrez en trouver le long du Sentier des ponts historiques du Sépey, ou sur le Tour de la Golette.

La jonquille, symbole du renouveau © Laetitia - Alpes Vaudoises
Le printemps s’installe plus lentement en altitude, où la neige laisse encore de nombreux névés et où les sols peuvent toujours être sujets au gel. À cette période de l’année, les arbres fruitiers sont en fleurs, et les champs se peuplent des premières floraisons. Au milieu des crocus, des jonquilles, des dents de lion et des traditionnelles pâquerettes, les primevères colorées se déploient. Même sans les reconnaître, vous les avez sûrement déjà croisées ! De février à mai, ces plantes vivaces apportent des touches de jaune, rose, violet ou blanc dans le paysage.
Le domaine skiable de Villars–Gryon–Les Diablerets est désormais fermé, mais des engins circulent encore en altitude pour assurer l’entretien et la maintenance des installations. S’il reste donc conseillé de rester dans les villages et à proximité, il existe néanmoins de nombreux sentiers qui relient Bex et Gryon. Que ce soit dans le village de Gryon, les gorges de l’Avançon, les bois de Fenalet, le long du Balcon des vignes ou encore du Tour du Montet, une infinité de paysages vous permettent d’observer les floraisons du printemps dans toute leur diversité.
La primevère, églement surnommée "coucou" dans certaines régions francophones © Marianne Rickli
Dès que les plaques de neiges s’estompent, les alpages ressurgissent pour un spectacle annuel de blanc et de violet, offert par la floraison des crocus. Ces petites fleurs délicates parsèment le sol par centaines, dès mars pour les plus précoces et parfois jusqu’au mois de mai, dans une palette colorée qu’on ne se lasse pas de retrouver chaque année.
Pour une sortie en plein air dans la vallée, le long du tracé de la Grande Eau, l’itinéraire qui serpente entre le village des Diablerets et le lieu-dit La Sernanty offre une randonnée facile, en boucle et sans difficulté particulière, qui longe de nombreuses zones herbeuses tapissées de crocus. Et plus haut, loin sur les plateaux qui peuvent encore être couverts de neige tardivement dans la saison, il existe un secteur aux Diablerets qui est bien connu : le plateau d’Isenau. Dès que les sentiers seront à nouveau accessibles, ne manquez pas une opportunité de monter y admirer les immenses champs de crocus.

Le crocus se distingue du perce-neige par ses couleurs violettes, blanches ou jaunes, là où le perce-neige reste d’un blanc immaculé © Camille Hue
Dans les hauteurs, dans les champs comme dans les forêts, et malgré une floraison plus tardive en raison de l’altitude, de nombreuses espèces d’anémones fleurissent de mars à mai. Ces plantes vivaces présentent différentes formes et une large gamme de couleurs, selon l’espèce. L’anémone sylvestre, variété sauvage aux beaux pétales blancs entourant un coeur jaune, peut former de grands tapis denses de fleurs.
Pour ceux qui veulent s’offrir une promenade facile, la balade passant par le roc et le hameau de Veyges permet même de faire une pause face au Lac Léman et à la plaine du Rhône. Plus longue et plus difficile, la montée aux Fers longe la réserve naturelle des Tours d’Aï et de Famelon, qui protège un riche patrimoine floral et végétal. Enfin, ceux qui souhaitent rester au village peuvent aussi profiter du Tour des animaux pour observer la faune locale en plus des fleurs typiques de la région.
Fragiles en apparence, les anémones se referment à la moindre pluie ou au vent, comme pour se protéger des caprices du printemps © Camille Hue

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